Infection de la main

Les infections les plus fréquentes de la main sont les panaris (infection du pourtour de l’ongle ou des espaces cellulo-graisseux), les phlegmons de la gaine des fléchisseurs (infection de tout le doigt) et les arthrites des doigts (infection d’une articulation).

 

Les panaris

Les panaris sont des infections qui concernent dans la très grande majorité des cas le pourtour de l’ongle (perionychium). Elles sont douloureuses et peuvent être traitées par des antiseptiques locaux.

En cas d’échec du traitement médical ou de collection de pus, les panaris peuvent faire l’objet d’une petite intervention sous anesthésie du doigt qui consiste à exciser les tissus infectés.

La cicatrisation cutanée après excision prend en général entre 3 et 4 semaines.

Plus rarement il s’agit d’une infection sous cutanée à la face dorsale de la main ou dans un espace commissural, ils font l’objet d’une mise à plat chirurgicale au bloc opératoire.

Votre chirurgien vous expliquera la conduite à tenir la plus adaptée à votre situation.

 

Les phlegmons de la gaine des fléchisseurs.

Il s’agit d’une grave infection du pourtour du tendon qui envahit tout le doigt et peut remonter jusqu’au poignet.

Ces infections doivent faire l’objet d’une intervention chirurgicale, associée à une double antibiothérapie intraveineuse qui sera adaptée aux prélèvements bactériologiques effectués au bloc opératoire.

Les phlegnmons des gaines des fléchisseurs sont très souvent pourvoyeuses de séquelles. En effet la principale complication reste la raideur du doigt. Dans les formes extrêmes vu tardivement, cette grave infection peut aboutir à une amputation.

Votre chirurgien vous expliquera la conduite à tenir la plus adaptée à votre situation.

 

Les arthrites

Il s’agit d’une infection grave qui atteint une des articulations de la main.

Elles sont le plus souvent consécutives à une plaie négligée de la face dorsale du doigt ou de la main.

Ces infections doivent faire l’objet d’une intervention chirurgicale, associée à une antibiothérapie intraveineuse qui sera adaptée aux prélèvements bactériologiques effectués au bloc opératoire.

Ces infections nécessitent après l’intervention une immobilisation segmentaire courte qui devra être relayée par de la rééducation.

Dans les formes graves vu tardivement, le cartilage est détruit ce qui est responsable d’une arthrose secondaire avec douleur et raideur définitive.

Votre chirurgien vous expliquera la conduite à tenir la plus adaptée à votre situation.